Although the Bulletin has undergone a change of appearance in the last twelve months, it has not abandoned its traditional preface by the Secretary General of the Court. This gives me the opportunity to record the pleasure I have in assuming my new responsibilities as Secretary General, not least that of presenting and commenting on the contents of each issue of the Bulletin.

The present issue, again in keeping with tradition, combines within its pages extracts from arbitral awards, articles on arbitration law and procedure, and news and information on ICC dispute resolution. The latter include the annual Statistical Report for 2011. Once again, these statistics are the most eloquent demonstration of the global reach of ICC dispute resolution. In 2011 alone, the new cases filed with the ICC Court involved parties from 139 countries and territories, were seated in 113 cities in 63 different countries and referred to the substantive laws of almost 100 different nations. There is no country engaged in international trade in which ICC arbitration is unknown and in many it is used to resolve domestic as well as international disputes. Almost half of the parties to ICC arbitrations come from outside Europe. Although based in France, the ICC Court is not a European organization. Over eighty nationalities are represented within the Court and its Secretariat and the Secretariat has already decentralized services to Asia, by opening an office in Hong Kong, and is considering doing likewise in North America.

The geographical expansion of ICC arbitration is reflected in the subject chosen for the awards in this issue. Brazil is one of the most striking illustrations of that expansion. In the last fifty years, it has leapt from obscurity into a leading position, rivalling and even surpassing traditional heavyweights like Switzerland and the Netherlands when it comes to numbers of parties in ICC proceedings. That development is charted in an accompanying article by Arnoldo Wald, which follows up a previous article he wrote on the subject in an earlier issue.1 The nine awards from which extracts are published are connected to Brazil through the nationality of one or more parties, the applicable law and/or the seat of the arbitration. However, their interest goes beyond their Brazilian context for they address issues that arise in many international arbitrations-choice of language and applicable law, jurisdiction, interpretation and performance of contracts of various kinds (construction, turnkey, joint venture, shareholder, distribution) and interest-and although they do so from a Brazilian perspective their reasoning is relevant to other contexts.

Of the nine awards published in this issue, four were from multiparty cases and a fifth case involved, as claimant, a consortium of thirteen companies. The disputes that are nowadays referred to the ICC increasingly arise out of complex contractual situations. This is a phenomenon by no means limited to Brazil. In such cases the constitution of a three-member arbitral tribunal can be a delicate process, especially if the claimants or respondents have difficulty jointly nominating an arbitrator. The ICC Rules contain provisions specifically dealing with such situations (Articles 12(6)-12(8)). The application of these provisions-or, rather, their antecedents in the 1998 Rules-is the subject of the second article in this issue, by Nadia Darwazeh and Krista Zeman.

Andrea Carlevaris

Secretary General

International Court of Arbitration

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Avant-propos

Bien que le Bulletin ait changé d'apparence au cours des douze derniers mois, il n'a pas renoncé à son traditionnel avant-propos du secrétaire général de la Cour. Cela me donne l'occasion d'exprimer le plaisir que j'ai à assumer mes nouvelles responsabilités de secrétaire général, dont celle de présenter et de commenter le contenu de chaque numéro du Bulletin n'est pas des moindres.

Ce numéro, toujours conformément à la tradition, combine dans ses pages des extraits de sentences arbitrales, des articles sur le droit et la procédure de l'arbitrage et des nouvelles et informations sur les services CCI de règlement des différends. Parmi celles-ci figure le Rapport statistique annuel de 2011. Une fois encore, ses chiffres sont la preuve la plus éloquente de l'envergure mondiale de l'activité de la CCI en matière de règlement des différends. Pour la seule année 2011, les nouvelles affaires enregistrées par la Cour ont intéressé des parties de 139 pays et territoires, ont eu pour siège 113 villes de 63 pays et ont fait référence, sur le fond, aux lois de près de 100 nations différentes. Il n'existe aucun pays engagé dans le commerce international où l'arbitrage de la CCI soit inconnu et, dans bon nombre d'entre eux, il est utilisé pour régler aussi bien des litiges internes qu'internationaux. Près de la moitié des parties à des arbitrages de la CCI viennent en outre d'ailleurs que d'Europe. Bien qu'établie en France, la Cour n'est pas une organisation européenne. Plus de quatre-vingts nationalités sont représentées au sein de la Cour et de son Secrétariat, et ce dernier, qui a d'ores et déjà décentralisé certains services en Asie en ouvrant un bureau à Hong Kong, envisage de faire de même en Amérique du Nord.

Le sujet des sentences publiées dans ce numéro reflète l'expansion géographique de l'arbitrage de la CCI, dont le Brésil est l'un des exemples les plus frappants. En cinquante ans, il est sorti de l'obscurité pour assumer une position dominante, rivalisant avec des poids lourds traditionnels tels que la Suisse et les Pays-Bas et les surpassant même quant au nombre de parties à des procédures de la CCI. Cette évolution est analysée dans un commentaire d'Arnoldo Wald, qui fait suite à un premier article qu'il avait écrit sur ce thème dans un précédent numéro 2. Les neuf sentences dont des extraits sont publiés sont liées au Brésil par la nationalité d'une ou plusieurs des parties, la loi applicable et/ou le lieu de l'arbitrage. Leur intérêt dépasse cependant ce contexte brésilien en ce qu'elles traitent de questions qui se posent dans de nombreux arbitrages internationaux - choix de la langue et du droit applicable, compétence, interprétation et exécution de contrats divers (construction, clés en main, coentreprise, actionnaires, distribution) et intérêts - et bien qu'elles le fassent dans une perspective brésilienne, leur raisonnement présente un intérêt plus large.

Sur les neuf sentences publiées dans ce numéro, quatre portent sur des affaires multipartites et, dans une cinquième, le demandeur était un consortium de treize entreprises. Les différends qui sont aujourd'hui soumis à la CCI naissent de plus en plus souvent de situations contractuelles complexes. C'est un phénomène qui ne se limite nullement au Brésil. Dans de telles affaires, la constitution d'un tribunal arbitral de trois membres peut être un processus délicat, en particulier quand les demandeurs ou les défendeurs ont du mal à désigner conjointement un arbitre. Le Règlement de la CCI contient des dispositions traitant spécifiquement de cette situation (articles 12(6)-12(8)). L'application de ces dispositions - ou, plus exactement, de leurs devancières dans le Règlement de 1998 - est au cœur du second article de ce numéro, sous la plume de Nadia Darwazeh et de Krista Zeman.

Andrea Carlevaris

Secrétaire général

Cour internationale d'arbitrage

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Prefacio

Pese al cambio de apariencia experimentado en los últimos doce meses, el Boletín no ha abandonado su tradicional prólogo del Secretario General de la Corte. Este me brinda la oportunidad de manifestar mi plena satisfacción al asumir mis nuevas responsabilidades como Secretario General, entre ellas presentar y comentar el contenido de cada uno de los temas tratados en el Boletín.

Como de costumbre, las páginas de la presente edición contienen extractos de laudos arbitrales, artículos sobre la ley y el procedimiento de arbitraje y noticias e información acerca de los servicios de solución de controversias de la CCI, incluyendo el informe estadístico anual de 2011. Una vez más, estas estadísticas representan la prueba más elocuente del alcance mundial de los servicios de solución de controversias prestados por la CCI. Sólo en 2011, los nuevos casos sometidos a la Corte de la CCI implicaban partes de 139 países y territorios, se asentaron en 113 ciudades de 63 países diferentes y se refirieron a las leyes materiales de casi 100 naciones distintas. En ninguno de los países dedicados al comercio internacional se desconoce el arbitraje de la CCI y, en muchos de ellos, se usa para solucionar controversias tanto nacionales como internacionales. Prácticamente la mitad de las partes de los arbitrajes de la CCI provienen de países no europeos. Y, aunque tiene su sede en Francia, la Corte de la CCI no es una organización europea. En la Corte y en su Secretaría están representadas unas ochenta nacionalidades y la Secretaría ya ha descentralizado servicios a Asia a través de la apertura de una oficina en Hong Kong, y también se está planteando hacer lo mismo en Norteamérica.

El tema escogido para los laudos en esta edición refleja la expansión geográfica del arbitraje de la CCI. En los últimos cincuenta años, Brasil, que representa uno de los ejemplos más ilustrativos de esta expansión, salió de una situación de desconocimiento para ocupar una posición de liderazgo, compitiendo y hasta superando a pesos pesados tradicionales como Suiza y los Países Bajos en lo que se refiere al número de partes en los procedimientos de la CCI. Este desarrollo queda ilustrado en un artículo adjunto de Arnoldo Wald, que completa un artículo anterior de su autoría sobre este asunto para una edición pasada.3 Los nueve laudos de los que provienen los extractos publicados están relacionados con Brasil por la nacionalidad de una o de más partes, por la ley aplicable y/o por la sede del arbitraje. Sin embargo, su interés trasciende su contexto brasileño por cuanto abordan cuestiones que surgen en muchos arbitrajes internacionales como la selección del idioma y la ley aplicable, la competencia, la interpretación y la ejecución de diversos tipos de contrato (construcción, llave en mano, joint venture, de accionistas, distribución) e interés, y, a pesar de que lo hacen desde una perspectiva brasileña, su razonamiento es pertinente en otros contextos.

De los nueve laudos publicados en esta edición, cuatro casos involucraban una multiplicidad de partes y un quinto caso implicaba, como demandante, a un consorcio formado por trece empresas. Las controversias que hoy en día se remiten a la CCI se derivan cada vez más de situaciones contractuales complejas. Este fenómeno no se limita en absoluto a Brasil. En tales casos, la constitución de un tribunal arbitral de tres miembros puede resultar un proceso delicado, especialmente si los demandantes o los demandados tienen dificultades para designar conjuntamente a un árbitro. El Reglamento de la CCI incluye disposiciones que tratan específicamente este tipo de situaciones (Artículos 12(6)-12(8)). La aplicación de estas provisiones, o más bien de sus versiones pasadas en el Reglamento de 1998, constituye el tema del segundo artículo de esta edición, que está escrito por Nadia Darwazeh y Krista Zeman.

Andrea Carlevaris

Secretario General

Corte Internacional de Arbitraje



1
Vol. 12 No. 2 (2001).


2
Vol. 12 No. 2 (2001).


3
Vol. 12 No. 2 (2001).